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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 02:17

Dès le VIIème siècle, l'islam a fixé des règles précises quant à notre attitude vis-à-vis des animaux.


De la façon de traiter les animaux et de son incidence.

Il importe de bien traiter les animaux sur la recommandation et à la manière du Prophète qui était tout de compassion et de miséricorde à leur égard.

Alors que Aisha (que Dieu l'agrée) fit tourner un peu durement un chameau indocile, l'Envoyé de Dieu lui rétorqua : « Il t'appartient de traiter les animaux avec douceur. "(muslim)
Quant à Ibn Mas'ud, il rapporte : « Nous étions en voyage avec le Messager de Dieu (saws)/ Il s'en alla faire ses besoins. Nous vîmes alors un oiseau avec ses deux petits. Nous prîmes les deux oisillons et leur mère se mit à voler au-dessus de nos têtes. A ce moment arriva le Prophète (saws) qui dit : « Qui a fait de la peine à cet oiseau en lui prenant ses petits ? Allez, rendez-lui ses enfants ! » ( Nawawî ).

A la question : "Serions-nous récompensés pour les animaux ? posée par ses compagnons, l'Envoyé de Dieu (saws) répondit :« Pour le bien fait à tout être vivant il y aura une récompense" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim). Il dit, par ailleurs (El Bukhârî 41-1) : « Chaque fois qu'un musulman plante un arbre ou sème une graine, il aura droit à une récompense pour tout ce qu'un oiseau, un homme ou un
quadrupède mangera (de ce qui en sortira) »
Et comme on interrogeait le Très Saint Envoyé au sujet des ânes, il répondit : « Il n'y a pas eu de révélation
spéciale à leur égard ; toutefois, dans leur sens général, ces seuls versets leur sont applicables : «Quiconque aura fait le bien du poids d'un atome le verra. Quiconque aura fait le mal du poids d'un atome le verra. » (coran 99, 7-8) rapporté par El Bukhârî, 42-12.)

Et c'est bien dans cet esprit, que, selon Aboû Horeïra, l'Envoyé de Dieu (saws) a dit : « Le cheval, pour tel homme, est une récompense ; pour tel autre, c'est une protection, et pour un troisième, c'est un fardeau.
L'homme pour qui le cheval est une récompense est celui qui le met dans la voie de Dieu, qui allonge la corde à laquelle il l'attache dans un pré, ou dans un jardin. Tout ce que l'animal atteint dans (la surface délimitée par) cette corde (en fait d'herbe) du pré ou du jardin est compté comme bonne œuvre pour son propriétaire. Si la corde vient à se rompre et que l'animal gambade durant une ou deux courses, les traces de ses pas et ses crottins seront comptés comme bonnes œuvres à son propriétaire ; Si ce cheval passant près d'un ruisseau y boit, même alors qu'on n'a pas voulu le laisser s'y abreuver, cela constitue encore de bonnes œuvres à l'actif de son propriétaire. Le cheval est donc à cause de cela une récompense. L'homme qui affecte son cheval à son usage personnel, s'abstenant de tout ce qui est illicite et qui n'oublie pas ses
devoirs religieux en craignant Dieu, en payant la Zekât et en ne surmenant pas l'animal, trouvera dans son cheval une protection. L'homme qui garde un cheval par vanité, ostentation, et encore pour nuire aux musulmans, n'aura là qu'un fardeau (dans l'Autre monde). »

Il a dit également : "Lorsque vous voyagez dans une contrée verdoyante, donnez à votre chameau la part qui lui revient de la terre. Et lorsque vous voyagez dans une contrée sèche, pressez-vous afin de préserver les capacités de votre monture" (rapporté par Muslim, n° 1926, at-Tirmidhî, n° 2858, Abû Dâoûd, n° 2569).
Et encore : "Ne prenez pas le dos de vos montures comme des chaires. Dieu ne vous a assujetti ces montures que pour qu’elles vous transportent jusqu'à là où vous ne pourriez parvenir que difficilement. Il a
fait pour vous la terre. Debout sur la terre réglez vos affaires"(rapporté par Abû Dâoûd, n° 2567).

Une autre fois, alors que le Prophète (saws) se rendait dans un verger où blatérait un chameau et après lui avoir passé la main sur sa bosse, il fit venir le propriétaire du chameau et lui dit : "N'as-tu pas crainte de Dieu au sujet de ce chameau dont Il t'a rendu propriétaire ? Ce chameau se plaint de toi que tu le gardes
affamé et lui donnes constamment du travail" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2549).
Et passant devant un chameau extrêmement maigre, il dit : "Craignez Dieu à propos de ces animaux muets. Montez-les de façon convenable et mangez-les de façon convenable" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2548).

Etre bon et généreux envers la nature est le reflet de la Miséricorde divine qui s'étend à toute la création . Notre comportement et nos réactions révèlent notre vraie nature.

Le Prophète (saws) raconte qu'un homme ressentant une grande soif, trouva un puits et y descendit pour se désaltérer. A sa sortie du puits se présenta un chien haletant et léchant la terre humide tellement il avait soif. L'homme se dit : "Ce chien souffre de la soif autant que j'en souffrais moi-même. Il redescendit dans le
puits, remplit d'eau sa chaussure, la tint avec ses dents et remonta. Il en abreuva le chien : Dieu loua son acte et lui pardonna ses péchés". (Rapporté par Al-Bukhari et mouslim).
A l'inverse, il raconte qu'une femme dut endurer le malheur de l'au-delà pour avoir martyrisé une chatte : l'ayant enfermée, elle mourut de faim. Que ne l'avait-elle laissée aller librement pour qu'elle se nourrisse de petits insectes ! (rapporté par al-Bukhârî, 42-9, 3).
Un autre hadith n'énonce-t-il pas : « Celui qui est dépourvu de bonté est dépourvu du bien . »(muslim) ?, parole que l'on peut également illustrer par l'exemple de El Bukhârî qui se rendit chez un homme pour y recueillir un hadith. C'est alors qu'il vit l'homme en train de courser une bête. L'homme attira l'animal en lui tendant la main et put ainsi l'attraper. Après l'avoir rejoint, El Bukhârî lui demanda ce qu'il lui avait
donné à manger et l'homme de rétorquer :"Rien, ce n'était qu'une ruse pour l'attraper.. ». L'Imam lui répondit :"Comment pourrais je prendre un hadith de toi alors que tu mens aux animaux." ……


Ne tuer un animal qu'en cas de nécessité :

Tuer un animal pour le plaisir est prohibé ; c'est ainsi que Le Prophète a interdit d'organiser des combats entre animaux (voir at-Tirmidhî, n° 1708, Abû Dâoûd, n° 2562), ainsi que de s'entraîner au tir en les prenant pour cible (rapporté par al-Bukhârî et Muslim et Nawawî n° 1599).

L'autorisation de tuer est suspendue :

- A la nécessité de se nourrir et de nourrir les nécessiteux

Selon un hadith : « Un moineau tué sans raison se plaindra avec véhémence auprès de Dieu , en criant : O mon Seigneur ! Tel homme m'a tué pour rien ; il m'a tué sans raison valable .» Selon un autre : "Celui qui tue un moineau ou un animal plus gros sans son droit devra rendre des comptes à Dieu le jour du jugement. – Et quel est son droit ? demanda-t-on. – C'est qu'il l'abatte et en consomme la chair, et non qu'il en coupe la tête et la jette" (rapporté par an-Nassaï, n° 4349, 4445).

Même en temps de conflit, voilà ce que disait le premier successeur du Prophète :
« ….Ne détruisez pas les palmiers, ne brûlez pas les habitations ni les champs de blé, ne coupez jamais les arbres fruitiers et ne tuez le bétail que lorsque vous serez contraints de le manger… »

- A la nécessité de se préserver de la nuisance et du danger

"Cinq animaux sont nuisibles, et peuvent être tués hors du territoire sacré (al-haram) [autour de la Mecque] et à l'intérieur de ce territoire : le corbeau, l'oiseau de proie h'idâ'a, le scorpion, les carnassiers dangereux. » (El Bukhari, 28-7, 1) De ce hadith, la règle générale qui en a été déduite par les savants est la permission de tuer tout animal qui présente une nuisance ou un danger imminent. (voir Sharh Muslim par an Mawawî)….mais sans exagération ainsi que le suggère ce hadith : "Une fourmi ayant piqué l'un des
prophètes, celui-ci ordonna de brûler le village des fourmis.
alors Dieu lui révéla : "Un fourmi t'a piqué et tu as brûlé une communauté parmi celles qui louent Dieu" ! (El
Bukhari, 56-153)

- A l'obligation de ne pas faire souffrir l'animal

Pour se faire, la mise à mort doit être la plus digne possible :

- Il est interdit de tuer par le feu. (voir Abû Dâoûd, n° 2675 et Nawawî n° 1607).

- On ne doit pas stresser l’animal. On raconte qu'un jour, quelqu'un aiguisait son couteau devant une bête qu'il avait préalablement immobilisée à terre, le Prophète (saws) lui dit : "Tu veux donc la faire mourir deux fois ? Pourquoi n'as-tu pas aiguisé ton couteau avant de l'immobiliser ?" (Abû Dâoûd n° 1075).

- L'exécution doit être accomplie rapidement. Quand il s'agit, par exemple, d'animaux qui doivent être égorgés, l'incision pratiquée sur les veines jugulaires laissant intactes toutes les autres veines du cou, doit être effectuée d'un seul mouvement, en une seule fois. Contrairement à une idée très répandue, c'est la façon qui fait le moins souffrir l'animal et qui procure la viande la plus saine.

 

Par Conscience Musulmane - Publié dans : Conscience Ecologique
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Commentaires

Votre réponse n'en est pas une..
Dans la mesure où vous prétendez protecteur des animaux, vous ne pouvez que vous opposer à décider VOUS de leur mort, non ?
Commentaire n°1 posté par Félix Elio le 21/05/2011 à 09h24
La seule façon de respecter la vie animale étant de leur laisser vivre leur vie vous êtes donc opposés aux abattages, qu'ils soient rituels ou pas ?
Commentaire n°2 posté par Félix Elio le 02/05/2011 à 13h56

tous le monde a droit a son avis

Réponse de Respaix Conscience Musulmane le 20/05/2011 à 20h51
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